Vallet, Fromenteau, croix.

La première croix qui se dresse en ce lieu au panorama dominant le château du principal seigneur de la paroisse et l’un des plus vastes vignobles valletais, est érigée par le Père de Montfort au terme de sa Mission de l’automne 1708.

Le Vicaire Général Barrin, dont les parents étaient seigneurs valletais, donne son appui au missionnaire. Ainsi s’explique cette Mission où, pour la première fois, il a la liberté d’agir, où il se lance seul, où il s’affirme.

Avant - après.

En ce beau jour de 1708, Louis-Marie Grignon de Montfort, venant à pied de Nantes, avec le Frère Mathurin, son meilleur lieutenant, prend la route la plus directe par les ponts de la Madeleine et Pirmil, Saint-Jacques, la Louée, Tournebride et le pont de l’Ouen (la route de la Chapelle-Heulin étant inondée) puis les Montils pour arriver par le coteau de Fromenteau d’où il perçoit aussitôt qu’il se trouve là au cœur même de la bataille à livrer. C’est à la fin de cette Mission, qui dure trois semaines pendant lesquelles il prêche 64 fois, qu’est érigée la croix.

Elle est, dit-on, recouverte de cœurs métalliques représentant les vœux et la fidélité des paroissiens qui ont suivi les exercices de la Mission. Elle est sans doute abattue lors de la Révolution, peu après que plusieurs soldats Vendéens et valletais y soient fusillés, puis relevée à la Restauration.

Lors de la journée du 8 septembre 1888, organisée par Mgr Dulanoy, pour commémorer le 180° anniversaire de la Mission et du calvaire, où toutes les paroisses voisines sont convoquées, une procession compacte et fervente s’étire sur plus d’un kilomètre, récitant Rosaire, chantant Cantiques, écoutant le Père de la Gravoueille qui, du haut des marches du monument, ose une comparaison : « Il y a 180 ans, quand nos ancêtres se pressaient autour du grand Missionnaire, je doute qu’ils soient venus aussi nombreux que vous l’êtes ce soir.« 

Restauration faite.

Restaurée en 2007, en prévision du Pèlerinage Monfortain de 2008.